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Ecologie des Forêts Méditerranéennes

Unité de Recherches Ecologie des Forêts Méditerranéennes

Édito

Image de Baluchi, Wikimedia Commons
© Wikimedia Commons
« Ça urge pour le climat ! »

Une mobilisation sans précédent en faveur de la protection de la biodiversité et des actions pour limiter le changement climatique traverse la société.

De nombreux articles de la presse nationale et internationale relaient activement qu’il est urgent de s’engager pour le climat et la biodiversité. Une tribune, publiée sur le site de France Info début septembre, dénonce la négligence du sujet de la perte globale de biodiversité de la part des décideurs à travers la planète. Sur la base d’une étude de deux chercheurs du CNRS, ces scientifiques ont recensé des données sur les principales causes de la perte de la biodiversité, en lien avec les politiques mises en place. Ils ont démontré que l’arbitrage politique est toujours en défaveur de la biodiversité, et qu’il est impossible de concilier les activités humaines et la protection des écosystèmes. Ces chercheurs affirment que « l’écologie n’est plus un luxe ou une priorité, c’est une nécessité », et soulèvent les nombreux problèmes liés à la gestion de la biodiversité, qui n’est toujours pas une priorité pour la plupart des gouvernements de la planète Terre. De plus, comme l’a démontré cette étude, le changement climatique accentue cette crise de la biodiversité. Mais d’autres voix se lèvent. Début septembre encore, Libération publie un texte adressé aux décideurs politiques français : « le S.O.S. de 700 scientifiques », écho à l’appel des 200 personnalités pour sauver la planète. Ces appels font suite aux accords de la COP21 de 2015, visant à limiter la hausse des températures à 2 °C : le constat actuel est alarmant.

Nous sommes encore loin de nos objectifs, et nous observons toujours une hausse continue des températures, couplée à des événements extrêmes encore plus destructeurs. Mais il y avait déjà eu un cri d’alarme auparavant… En 2017, 15000 scientifiques du monde entier avaient dénoncé le manque de progrès dans la réduction de l’impact des activités humaines sur l’environnement. Cette étude constatait qu’il y a un changement climatique catastrophique accentué principalement par les combustions fossiles, la déforestation et la production agricole. En septembre 2018, des marches citoyennes, soutenues par des ONG engagées dans la protection de l’environnement, avaient été organisées pour exiger que le climat devienne une priorité des gouvernements. En France, ces marches ont rencontré un certain succès, possiblement un signe que la société civile pourrait être en avance sur les décideurs. En octobre 2018, le dernier rapport du GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat) a été publié ; il expose les conséquences d’un réchauffement des températures supérieures à 1.5°C : nous risquons de dégrader encore plus les écosystèmes.

Même si cela est compliqué, il est encore possible d’agir pour limiter la hausse des températures et la casse des écosystèmes. Pour faire cela, il faut tout d‘abord accepter la réalité de l’impact de nos activités sur le changement climatique et sur la crise de la biodiversité.

Par V. Journé