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Plantes et Système de cultures Horticoles

Plantes et Systèmes de culture Horticoles

Equipe 2 : Régulation des Bioagresseurs par les Plantes (RBP)

L’équipe « régulation des bioagresseurs par les plantes » a une double vocation :

  • générer de nouvelles connaissances concernant les processus liés aux interactions plantes horticoles - bioagresseurs dans une variétés de contextes
  • proposer des stratégies de gestion des cultures horticoles et de leur environnement qui optimisent la défense des plantes et limitent la gravité des symptômes causés par les bioagresseurs

Les dégâts résultant d’une interaction entre une plante et un bioagresseur sont variables, et dépendent des génotypes des individus concernés, de la présence d’autres organismes, et de multiples facteurs environnementaux.

Nous intégrons les connaissances en physiologie des plantes et des organismes (pathogènes ou ravageurs) pour analyser les interactions plantes-bioagresseurs dans des milieux plus ou moins artificialisés, où l’environnement abiotique est maîtrisé, afin de hiérarchiser les processus et identifier ceux qui sont contrôlables par les techniques culturales.

Dans une partie de nos travaux, nous considérons explicitement la variabilité génétique des hôtes ou des bioagresseurs. En outre, nous étudions pour certaines interactions l’impact de la lutte biologique par invasion et l’utilisation de plantes de services émettrices de composés organiques volatils (COV). Les travaux de l’équipe portent principalement sur les interactions pêcher-puceron vert (Myzus persicae), tomate-mineuse (Tuta absoluta), tomate-pourriture grise (Botrytis cinerea), tomate-chancre bactérien (Pseudomonas spp), laitue-pourriture grise (B. cinerea) et laitue-pourriture blanche (Sclerotinia sclerotiorum). L’environnement abiotique est presque toujours considéré explicitement comme un facteur de variation dans l’interaction plante-bioagresseur, mais selon le couple étudié, les travaux portent sur (i) la défense de l’hôte, (ii) le comportement du bioagresseur, et/ou (iii) l’analyse et la modélisation de l’interaction. Nous mobilisons des dispositifs expérimentaux en serres, en chambres de cultures, et en insectarium, où des instrumentations spécifiques été développées (dispositifs de ferti-irrigation automatisée, électropénétrographie, stylectomie, et olfactométrie pour l’étude des pucerons). Nous explorons le génome, le protéome, et surtout le métabolome des hôtes et des bioagresseurs, en réalisant des analyses biochimiques et de biologie moléculaire dans nos laboratoires, ou dans les plateformes de nos principaux partenaires. Nous mobilisons des techniques d’analyse élémentaire, de dosage enzymatique, de chromatographie ionique, de HPLC, d’électrophorèse (2D-DIGE), de spectrométrie de masse (LC-MS, GC-MS, MALDI-TOF) et de qPCR. Les données obtenues nous permettent d’alimenter des modèles d’interaction plantes-bioagresseurs, et de tester des scénarios techniques de gestion des biogresseurs par la conduite des plantes.

En termes d’applications, une partie significative de nos travaux et notre expertise ont servi à la construction et la mise en œuvre de projets de recherche appliquée, impliquant des partenaires du développement, des chambres d’agriculture, des exploitations agricoles et/ou des entreprises d’agrofournitures et de mise en marché. Ces projets sont financés dans le cadre de programmes CASDAR ou Ecophyto, et visent à substituer les produits phytosanitaires par des techniques de conduite des cultures qui limitent la propagation des bioagresseurs et les dégâts qu’ils causent sur les plantes.

Nos travaux de recherche se structurent autour de trois axes :