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Plantes et Système de cultures Horticoles

Plantes et Systèmes de culture Horticoles

Comprendre en quoi les dynamique et génétique des populations de ravageurs et d’auxiliaires dépendent des structures paysagères et des pratiques des agriculteurs.

verger commercial enherbe pour axe 1

Verger commercial enherbé

Par des approches d’écologie du paysage, nous avons montré que, en combinaison avec les pratiques locales, le paysage environnant les vergers impactait ravageurs et auxiliaires. Cet effet peut-être dû aux pratiques phytosanitaires : effet négatif des pratiques phytosanitaires conventionnelles dans les 250m sur les niveaux de prédation  et de parasitisme du carpocapse ; effet positif des pratiques en agriculture biologique dans les 50 m sur l’abondance d’une araignée prédatrice du carpocapse et des pucerons, Cheiracanthium mildei . L’effet du paysage peut aussi être dû à la présence d’éléments semi-naturels : la présence de haies en bordure des vergers impacte la composition de la communauté des parasitoïdes du carpocapse l’abondance de C. mildei et l’abondance du carpocapse. Ces travaux sont cohérents avec les résultats d’une revue de la littérature  mettant en évidence le rôle des espaces semi-naturels pour les auxiliaires. Cependant, ces études qui mettent en relation une variable biologique (type abondance) avec des variables de pratiques ou de paysage posent des problèmes méthodologiques (nombreuses variables explicatives souvent corrélées) et d’interprétation écologique. Par une approche de modélisation nous avons par exemple montré qu’elles sont impactées à la fois par la structure du paysage et par des caractéristiques de la dynamique des espèces étudiées.

En parallèle, une partie de nos projets  a donc visé à mieux comprendre directement la dynamique des ravageurs et auxiliaires. Des analyses de l’apparentement génétique entre carpocapses ont montré une faible dispersion des pontes des femelles au sein d’un même verger et quelques événements de dispersion entre vergers  indépendants de la distance et des plantes-hôtes mais préférentiellement en dernière génération.  Afin de mieux prendre en compte l’hétérogénéité des paysages dans ce type d’analyse, des développements méthodologiques ont été faits, en collaboration avec des biométriciens. Ces études se poursuivent à l’échelle des vergers de la basse vallée de la Durance. Nous avons également étudié les mouvements des arthropodes prédateurs entre le verger et les haies par marquage immunologique de masse des arthropodes dans les haies. Les résultats obtenus mettent en évidence des déplacements journaliers entre les deux habitats mais aussi de fortes disparités entre les taxons.

Enfin nous avons cherché à mieux caractériser les traits d’histoire de vie des mésanges charbonnières nichant en vergers, celles-ci étant potentiellement prédatrices de larves de lépidoptères ravageurs mais affectées par l’usage des pesticides. Nous avons montré l’impact des pesticides en vergers de pommiers sur le sex-ratio des jeunes à l’envol avec un biais en défaveur des mâles dans les vergers conventionnels (23 % de mâles produits seulement) comparés aux  vergers  en IPM et en agriculture biologique (env. 60 % de mâles produits).  En complément, d’un point de vue méthodologique, nous avons contribué à souligner l’importance des caractéristiques des nichoirs sur le succès de la reproduction.